photocerie

Ce n’est pas une exposition d’images, c’est une exposition de signatures et/ou de dédicaces. Authentifiées de préférence. Valorisées en dollars (encore une fois).
Alors, y être ou ne pas en être ?
Avoir une photo accrochée aux cimaises, j’imagine que c’est un peu comme avoir son nom dans le petit Larousse.
Quoi ! J’y suis ? Nooon…
Ma foi oui, maintenant je me souviens, il y avait une galerie qui avait fort insisté pour accrocher quelques-unes de mes photos, je ne savais pas qu’elle l’avait finalement fait.
Pfff ! Enfin… Si cela leur fait plaisir…  Et on les voyait bien ? De loin ?
Après avoir visité la salle des ventes, j’ai eu une pensée émue pour tous ceux dont le nom ne figurait pas (encore) dans le petit Larousse.

Qu’ai-je remarqué qui mérite d’être relaté ?
Que si le thème de la manifestation était l’Afrique, cela n’empêchait pas les galeries qui n’avait rien à montrer (sur l’Afrique) d’exposer les photos de photographes qui avaient passé leurs vacances à Zanzibar en 1994 ou qui avaient le frère d’un ami maqué avec une Ivoirienne. Sans compter tous ceux qui ne savaient pas où était l’Afrique sur la carte.
Seules quelques galeries exposaient des photographes africains. Les autres n’étaient là que pour vendre des photos. Le premiers sans doute aussi, pour être franc.
Que si les prix proposés étaient de nature à permettre aux propriétaires de ces galeries d’aller passer les fêtes de Noël à Saint-Barthélémy, les jobards qui les achetaient aux prix proposés n’avaient pas intérêt à devoir les revendre le lendemain en vente publique sauf à devoir risquer de passer leurs vacances pendant le reste de leur vie à Dunkerque-plage (à trois kilomètres de la plage, dans un garni de 14 mètres carrés orienté zone industrielle).
Et enfin que, n’ayant pas été invité, j’ai dû me mettre dans la file d’une douzaine de personnes qui payaient leur entrée.
De l’autre côté de la barrière, il y avait une file d’une bonne centaine de mètres de journalistes ou de gens qui avaient une invitation. Un petite heure d’attente seulement. Mais c’est aussi une question de notoriété.”

Pequeno escrito sobre a edição deste ano da Paris Photo, rabiscado na newsletter de uma excelente livraria belga dedicada exclusivamente à fotografia.

 

[update] – versões “alternativas”

My overall impression was of a strong year with a fairly diverse selection of material, whereas sometimes it can feel like the same pictures pop up on every booth. I don’t think Paris Photo is the place to see the cutting edge of contemporary photography, although there is always something hiding around a corner if you look hard enough, but rather a venue for great vintage work and a cross-section of what is ‘hot’ right now.” via eyecurious de Marc Feustel.

This giant photo market place was overwhelming and an immense success. The overall quality seemed to have moved up several notches and this year influential galleries such as Marion Goodman and Gagosian had joined the throng.” via harvey benge.

Having spent the first evening at Paris Photo and the rest of my time at Offprint, I felt that the excitement, energy and experimentation happening in book publishing was definitely more exciting than anything I saw at the big fair.” via horsesthink, de Ofer Wolberger.

 

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